Mois: juillet 2018

Méditation contre dépression, angoisses, etc

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Depuis l’adolescence, j’ai traversé plusieurs passages de dépression et la dernière date de l’été 2016. C’est pour cette raison que Luca, mon compagnon, s’est intéressé à la MT et qu’il nous a inscrit en mai 2017. Les 6 premiers mois de MT furent très bouleversants pour moi. Je ne savais jamais comment j’allais me sentir après une session : soit profondément triste ou pire très en colère. De son côté Luca était comme sur une croisière, il ne vivait pas sa MT de la même manière que moi et j’ai dû apprendre que cela ne serait à rien de me comparer car nous n’avons pas eu le même vécu.

L’intensité de mes émotions étaient insoutenables et très difficiles à gérer. Fin octobre 2016, j’ai préféré m’anesthésier avec la douceur et la facilité des calmants que d’affronter ces émotions. En prenant ses médicaments quotidiennement, je me suis aperçu que je restais en surface lors de mes sessions de méditation. C’est à ce moment-là que je me suis souvenu que tu avais fortement déconseillé la prise de drogues (mais pas des médicaments prescrits) si on s’engageait à faire de la MT.

En avril de cette année j’ai enfin eu le courage d’arrêter ces médicaments contre l’anxiété et la dépression car je sentais que j’allais mieux et que j’avais enfin la force de la faire. Ces médicaments ne faisaient que me détourner de ce que j’avais peur d’affronter et ne faisait que retarder le processus de vraie guérison. Une guérison où l’on ne passe pas son temps à prendre la fuite grâce à l’alcool, des médicaments et des excuses. Une guérison que je peux gérer grâce à un simple outil que tu nous as enseigné. Il fallait juste que j’aie le courage de m’engager dans cette aventure et pour de vrai.

J’ai commencé la semaine de mes 26 ans (mi-avril). Je n’avais pas envie de vivre une année en plus avec tous ces anciens schémas qui ne m’appartiennent pas et qui ne me correspondent plus. La première semaine n’était pas du gâteau ! J’étais debout toute la nuit en train d’angoisser et d’essayer de négocier avec moi-même toutes les « bonnes » raisons pour recommencer mes mauvaises habitudes (et donc de replonger dans des schémas connus et malsains). Mais j’ai tenu bon ! Je savais que c’était comme enlever un pansement, c’est désagréable au début mais ensuite ça passe.

Depuis cette résolution je médite et je fais du yoga tous les jours. Si je sens la colère monter en moi, je m’arrête, je sors mon tapis de yoga et je médite. Idem pour quand je ressasse quelque choses depuis trop longtemps ou que j’ai une grosse montée d’angoisse.

Depuis je ne fume plus (et ça ne m’a pas manqué une seule seconde) et je ne bois plus car ça serait contradictoire.

Et surtout, depuis ma relation avec Luca s’est améliorée de manière exponentielle car je ne passe plus mon temps à la saboter avec mes angoisses, mes schémas et mes colères.

Je sais que si je continue sur ce chemin-là, que des choses positives pourront m’arriver. Si je continue je réussirais peut-être à ne plus jamais vivre une dépression et encore moins un burnout. Si je continue sur ce chemin-là je peux être fidèle à moi-même et je ne me ferais plus distraire par des échappatoires éphémères.

Et si je te raconte tout ça, Guénaël, c’est parce que peut-être je ne suis pas la seule à vivre ça et peut-être ça pourrait donner du courage à une personne qui bataille avec une dépression. Si je t’écris cela c’est aussi pour te dire un GRAND MERCI pour tout ce que tu nous as appris.

Caroline